C  O  M  M  U  N  I  Q  U  E  S

4 novembre 2011 : Appel à manifester pour défendre la Laïcité

Attaché à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble,
L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise vous appelle à manifester pour dire « non » aux intégrismes religieux

le dimanche 6 novembre à 15h00 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

Et soutien de ce fait l’initiative de SOS Racisme et de la Ligue des droits de l’Homme dont le texte suit :
 
 
Ces dernières semaines ont été marquées par une offensive des extrémismes religieux dans notre pays. Depuis le 20 octobre, le Théâtre de la Ville à Paris a ainsi vu les représentations d’une pièce de l’Italien Roméo Castellucci (« Sur le concept du visage du fils de Dieu ») être fortement perturbées par des manifestations appelées par la mouvance catholique intégriste qui jugeait cette pièce blasphématoire. Les associations à la manœuvre (Civitas, l’AGRIF,… qui appartiennent à l’extrême droite traditionnelle) essaient de poursuivre cette offensive en suscitant ou en proférant des menaces à l’encontre d’une pièce qui sera prochainement donnée au Théâtre Garonne à Toulouse (« Golgota Picnic » de l’Argentin Rodrigo Garcia). Volontiers matinées d’antisémitisme et de haine des étrangers, les manifestations, déclarations et menaces qui se sont succédées sont des attaques contre le vivre ensemble auquel nous sommes attachés.
 
Ces derniers jours, la sortie du numéro de Charlie Hebdo en date du 2 novembre, représentant Mahomet et rebaptisé « Charia Hebdo », a été l’occasion de nouveaux appels à la haine et à la violence (site du journal hacké par des réseaux islamistes, messages de menaces en cascade visant à remettre en cause le droit au blasphème,…). Ce 2 novembre, l’incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo montrent qu’un palier a été franchi. Cet acte, qui n’est pas sans rappeler les sinistres autodafés, vise à faire taire un hebdomadaire au ton incisif et provocateur, c’est-à-dire une presse dont on connaît l’importance pour la vitalité de la démocratie. Qu’il soit le fait de personnes mues par une vision islamiste de la société ou qu’il relève d’une provocation de l’extrême droite, cet acte renvoie à une certitude : leurs auteurs sont, à l’instar des catholiques intégristes, des ennemis du vivre ensemble puisque l’effet, sinon le but, de leur acte favorise les tensions entre les citoyens appelés à rejoindre, chacun avec sa religion en bandoulière, le camp de la haine, de l’intolérance et de la stigmatisation.
 
Les intégrismes religieux ont montré avec éclat ces dernières semaines à quel point ils étaient les ennemis de trois combats qui sont les nôtres :
- Le combat pour la démocratie, cette dernière étant indissociable du droit absolu au blasphème, c'est-à-dire le droit de critiquer les dogmes sacrés. Si ces dogmes devaient régler la vie sociale, l’espace de la libre discussion démocratique serait en effet tout bonnement impossible.
- Le combat pour la laïcité qui ne peut se marier avec le partage de l’espace public entre les différents dogmes et qui, au contraire, nécessite le refus de voir les religions être manipulées à des fins politiques.
- Le combat pour le vivre ensemble, incompatible avec les combats visant à intimer à chacun le devoir et l’ordre de rejoindre des communautés religieuses fermées et vivant de la haine de la religion ou de l’athéisme de l’autre.
 
Bien loin de nous intimider ou de nous faire vaciller sur nos convictions, les actes de ces dernières semaines ne font que renforcer notre détermination à poursuivre avec force et ténacité ces 3 combats essentiels dans notre République.
 
Nous appelons tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.



Je compte sur votre mobilisation.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

Présidente

Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise


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17 octobre 2011, Pas de communautarisme dans les cantines


L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise apporte tout son soutien aux maires et conseillers généraux de notre département, dont Monsieur Jean-Pierre BLAZY à GONESSE et Michel ROY à MONTMAGNY, pour leur courage à refuser de céder à toute pression communautaire sur le sujet des cantines scolaires.

L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise rappelle que toute requête se basant sur des pratiques religieuses ne peut être prise en considération lorsqu’il s’agit du domaine publique.
D’autre part, il n’existe aucune obligation à inscrire son enfant dans le système éducatif ou de restauration collectif public respectant le principe de Laïcité. Aussi, il revient aux parents, qui revendiquent un particularisme quelconque, de prendre leurs responsabilités et d’inscrire leurs enfants dans des établissements confessionnels privés afin de rester en accord avec leurs convictions.

Restant attentifs au respect de neutralité de l’espace public, l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise n’entend accepter aucune atteinte à ce principe, garant du bien vivre ensemble dans le respect de nos différences.

Laurence MARCHAND-TAILLADE

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26 septembre 2011, Laïcité, Front National : Laurence Marchand-Taillade s'interroge... Marine Le Pen se défile ?

La présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, Laurence Marchand-Taillade, a sollicité Marine Le Pen et ses collaborateurs à venir débattre avec les membres de l'Observatoire et la population Valdoisienne. Ces démarches sont restées sans réponse de la part de la candidate.


Alors que Madame Le Pen est venue dans notre département pour s’adresser aux agriculteurs cette semaine, la Présidente de l'Observatoire départemental de la Laïcité a, cordialement, réitéré son invitation à madame Le Pen, à débattre autour du principe de laïcité pourtant central dans son projet présidentiel.


Devant la passivité de la candidate à ces multiples invitations, l’observatoire a choisi de rendre publique cette invitation.


L'Observatoire Départemental doit pouvoir évaluer de manière claire, objective et publique les positions de Madame Le Pen, comme celles des autres candidats à l’élection présidentielle de 2012. Le Val d'Oise demeure l'un des départements de France les plus touchés par les assauts et les menaces contre le principe de Laïcité. Dans notre département, les élus de toutes tendances confondues, ont joués aux apprentis sorciers en exacerbant les réflexes communautaires, par le jeu des promesses électoralistes.


La venue de Marine Le Pen dans le Val d'Oise aurait, certainement, pu être un moment singulier dans la vie politique française, moment d'un débat nécessaire pour clarifier les positions de la candidate à l'égard des dérives dénoncées depuis deux ans par l'Observatoire départemental telles que :



§ L’octroi d’un terrain à Cergy par baux emphytéotiques pour la construction d’une mosquée annulé par le tribunal administratif de Pontoise,


§ L’ouverture d’un Quick Hallal à Argenteuil,


§ L’ouverture à des horaires distincts pour les femmes de la piscine de Sarcelles,


§ L’octroi d’une subvention pour envoyer des jeunes aux JMJ de Sydney par la mairie de Ermont,


§ L’occupation illégale d’infrastructures publiques pour les prières,


§ La diminution des budgets des services IVG dans les hôpitaux publics, voire leur fermeture, sous la pression de lobbies catholiques,


§ Le port de kippa par les soignants dans les hôpitaux publics,


§ La généralisation du Hallal dans les cantines,


§ Le port du voile intégral,


§ L’ouverture du débat sur la Laïcité ouvert par l’UMP …



Nous attendons, donc, de la candidate, sur ces questions, des réponses claires et précises.


L'invitation est donc renouvelée.

Gilles Delapierre

Chargé de mission Evaluation des Politiques Publiques Locales


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Audition à l’Assemblée nationale sur la Burqa

Le Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, Jean-Michel QUILLARDET, s’est prononcé pour l’adoption d’une loi interdisant le port de la Burqa en France. Il était auditionné au cours de la troisième séance de la Mission d’information parlementaire sur le voile intégral (Burqa) tenue le 16 septembre 2009, à l’Assemblée nationale.

Après avoir rappelé les deux principales vocations internationale de l’Observatoire qui sont de montrer que la laïcité est une valeur universelle et que toute société communautariste est dangereuse, Jean-Michel GUILLARDET a estimé que le combat de l’humanisme est mené principalement contre le « relativisme culturel ». Nos valeurs sont issues du siècle des Lumières, auquel l’Islam a également participé.

Pour le Président de l’Observatoire, la question de la Burqa n’est pas réductible à trois approches :
  • Elle va au delà des considérations de sécurité publique ;
  • Elle ne se réduit pas au droit des femmes, au nom de leur liberté ;
  • Elle ne peut être abordée au seul nom de la culture, ou de la tradition française.

La question de la Burqa fait appel au fond universel de la personne humaine.

Jean-Michel QUILLARDET demande que le Parlement se penche sur une loi interdisant le port de la Burqa aux trois motifs principaux suivants :
  • Au nom du principe de laïcité qui contribue à protéger l’intégrité des corps et des esprits, et qui permet à l’Islam de s’installer harmonieusement dans le paysage social français ;
  • Afin de s’opposer à toute manifestation ostentatoire et politique d’un intégrisme totalitaire. Son port est l’expression d’un refus de l’Altérité, une forme d’expression sectaire ;
  • Et de lutter contre le communautarisme dont on veut imposer le modèle en France. La Burqa est l’affirmation d’une identité, d’un enfermement dans une culture.


Pour nous, l’humanisme c’est la fraternité contre la fratrie. Or la Burqa est un signe d’enfermement dans une fratrie.

Ainsi nous demandons une loi d’interdiction forte et de principe, accompagnée d’un Plan d’intégration et de renforcement de la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

En ouverture de cette séance publique d’auditions, le président de la Mission d’information parlementaire, M. André Gerin, assisté du rapporteur Eric Raoult a annoncé aux députés présents qu’un point d’étape de la réflexion sera fait prochainement, afin de donner une réponse politique à la question. Il a estimé que le pays se trouve confronté à l’intégrisme et au fondamentalisme dont le projet politique est de déstabiliser la République, ajoutant qu’il s’agit d’une affaire sérieuse devant laquelle il ne faut pas se laisser impressionner ou être complexé par rapport à une religion. Il s’agit, estime-t-il, de réagir contre une emprise radicale, et non pas contre l’Islam.

Le président de la mission a annoncé que des auditions se poursuivront à Paris ainsi qu’en Région parisienne, à Lille et à Marseille ; que la mission recevra en décembre les partis politiques français, et qu’elle se déplacera en Belgique.

  • Cette mission parlementaire entend mener ses réflexions autour de trois axes :
  • Le port de la Burqa remet-il en cause les valeurs républicaines et laïques ?
  • Est-il l’expression d’une appartenance religieuse ou une revendication sectaire et politique ?
  • Peut-il l’interdire, et selon quels principes ? Cette interdiction serait-elle perçue comme l’imposition d’un ordre moral ?
Plusieurs autres associations ont été auditionnées au cours de cette même séance :

L’association des libres penseurs de France a souhaité que la législation française puisse se conformer aux arrêts et à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme e, la matière ;

La Fédération nationale de la libre pensée a estimé qu’une interdiction serait d’application impossible dans les catégories mal définie de « sphère publique » et « d’espace public »

Le Comité Laïcité –République se prononce plutôt en faveur d’une loi d’interdiction, mais accompagnée d’une campagne pédagogique menée notamment à l’Ecole.

Le Mouvement Europe et Laïcité souhaite une Charte de la laïcité en Europe, et mène une étude comparative dans de nombreux autres pays.

L’Union des familles laïques prône le principe de tolérance et le droit à la singularité, s’opposant à une interdiction dans l’ensemble de l’espace de la Société civile. Néanmoins la Burqa est un masque empêchant l’identification des personnes et une rupture du principe d’égalité. Si une loi ne peut résoudre l’ensemble du problème, l’Ecole doit défendre les principes des Lumières.

A l’issu des exposés liminaires des associations présentes, les députés ont posé des questions et demandé des précisions.