COMMUNIQUES DE PRESSE

26 septembre 2011, Laïcité, Front National : Laurence Marchand-Taillade s'interroge... Marine Le Pen se défile ?

La présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, Laurence Marchand-Taillade, a sollicité Marine Le Pen et ses collaborateurs à venir débattre avec les membres de l'Observatoire et la population Valdoisienne. Ces démarches sont restées sans réponse de la part de la candidate.


Alors que Madame Le Pen est venue dans notre département pour s’adresser aux agriculteurs cette semaine, la Présidente de l'Observatoire départemental de la Laïcité a, cordialement, réitéré son invitation à madame Le Pen, à débattre autour du principe de laïcité pourtant central dans son projet présidentiel.


Devant la passivité de la candidate à ces multiples invitations, l’observatoire a choisi de rendre publique cette invitation.


L'Observatoire Départemental doit pouvoir évaluer de manière claire, objective et publique les positions de Madame Le Pen, comme celles des autres candidats à l’élection présidentielle de 2012. Le Val d'Oise demeure l'un des départements de France les plus touchés par les assauts et les menaces contre le principe de Laïcité. Dans notre département, les élus de toutes tendances confondues, ont joués aux apprentis sorciers en exacerbant les réflexes communautaires, par le jeu des promesses électoralistes.


La venue de Marine Le Pen dans le Val d'Oise aurait, certainement, pu être un moment singulier dans la vie politique française, moment d'un débat nécessaire pour clarifier les positions de la candidate à l'égard des dérives dénoncées depuis deux ans par l'Observatoire départemental telles que :



§ L’octroi d’un terrain à Cergy par baux emphytéotiques pour la construction d’une mosquée annulé par le tribunal administratif de Pontoise,


§ L’ouverture d’un Quick Hallal à Argenteuil,


§ L’ouverture à des horaires distincts pour les femmes de la piscine de Sarcelles,


§ L’octroi d’une subvention pour envoyer des jeunes aux JMJ de Sydney par la mairie de Ermont,


§ L’occupation illégale d’infrastructures publiques pour les prières,


§ La diminution des budgets des services IVG dans les hôpitaux publics, voire leur fermeture, sous la pression de lobbies catholiques,


§ Le port de kippa par les soignants dans les hôpitaux publics,


§ La généralisation du Hallal dans les cantines,


§ Le port du voile intégral,


§ L’ouverture du débat sur la Laïcité ouvert par l’UMP …



Nous attendons, donc, de la candidate, sur ces questions, des réponses claires et précises.


L'invitation est donc renouvelée.

Gilles Delapierre

Chargé de mission Evaluation des Politiques Publiques Locales

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6 avril 2011, Débat sur la Laïcité entamée par l'UMP


La loi de 1905 sur la Laïcité est un des principes fondateurs de notre République. Elle a fait la preuve ces cent dernières années de son efficacité et de sa parfaite adaptation aux contraintes de la séparation nécessaire entre les églises et l’Etat. Ni « laïcité ouverte », ni « laïcité d’accueil », ni « laïcité plurielle », ni « neutralité positive », ni laïcité « molle » ou « dure », ni laïcité « ouverte » ou « fermée », ni autres qualificatifs qui fleurissent depuis quelques mois, la « Laïcité » est le seul principe qui permet la vie en société dans le respect des valeurs d’autrui et permet le bien vivre ensemble.

La séparation Églises/État est la clé de voûte de la laïcité : la stricte séparation Églises/État est nécessaire, garantie d’impartialité ; la stricte neutralité de l’État lui permet de s’affirmer comme le bien de tous sans préférence, ni discrimination : la Loi de 1905, acte d’auto émancipation de la puissance publique doit être préservée. L’émancipation laïque requiert que les religions cessent d’être impliquées dans la puissance publique, l’école en étant le principal bastion.

Entamer un débat sur La Laïcité pour la moderniser ou l’Islam de France revient à différencier une religion parmi d’autres pour en faire une exception à laquelle nos lois devraient s’adapter. Or, à l’écriture de la loi de 1905, toutes les religions étaient concernées de la même façon par ce texte, et s’appuyer sur l’augmentation du nombre de pratiquants ou de croyants d’une religion pour remettre en question les fondements de cette loi n’a pas de sens. Ce qui porterait du sens, serait de faire appliquer ce texte strictement et aurait pour conséquences de mettre fin à un certain nombre de débats stériles

Ainsi, je ne cautionne nullement le débat et les conclusions qui en découlent et s’avèrent n’être en fait qu’une action démagogique pour poser l’UMP sur une thématique porteuse électoralement. D'abord, parce que la République laïque n'a pas à décompter les adeptes des différentes croyances. Ensuite, et surtout, parce que nul ne doit être classifié, selon son origine ou sa couleur de peau, à une religion, (article 1 de la déclarations des droits de l’homme) sauf à soumettre précisément la pensée publique aux diktats religieux de tous ordres.


Laurence MARCHAND-TAILLADE
Présidente
Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

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15 septembre 2010,

Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires

Les « Quick Halal », une sérieuse entorse à la laïcité française


Un organisme public ne peut acquitter un impôt religieux La chaîne de restauration rapide « Quick », numéro 2 sur le marché français, vient de provoquer une polémique en consacrant 14 de ses enseignes – principalement en Île-de-France, sur 470 établissements – exclusivement à la vente de viandes préparées selon les spécifications de la loi musulmane, la Charia.
Cette grave entorse à la laïcité, c'est-à-dire à la séparation entre les religions et l'État, n'aurait pas eu de fondement si l'actionnaire unique de cette entreprise avait été autre que l'État français, en l'occurrence l'organisme public dépositaire de l'épargne des français, à savoir la Caisse des dépôts et consignations,  estime l'Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires.
Que des produits conformes aux prescriptions de l'Islam « halal » ou du judaïsme «casher » soient proposés à la consommation dans des rayons dédiés de magasins d'alimentation, ou dans des points de vente spécialisés relevant du secteur privé, en toute clarté de choix pour le consommateur, tout comme des produits bio ou des spécialités culinaires exotiques ou régionales, dans une offre plurielle libre ne peut en rien être contraire à la laïcité et à la neutralité de l'État.
Mais il en est tout autrement lorsque l'État se fait le pourvoyeur de pratiques religieuses et l'incitateur au communautarisme.

Cette affaire des « Quick halal » est de la même nature que celle des prêts bancaires de la « finance islamique » qui tentent de s'implanter dans la France laïque, et que nous avons dénoncés parmi les premiers. Les justifications avancées ici et là ayant trait au succès commercial, aux profits accrus pour l’enseigne, au marché national porteur ou à la création d'emplois ne changent rien à l'affaire.

En premier lieu il faut souligner que la totalité des produits – carnés ou autres – commercialisés dans ces points de vente doivent être placés sous contrôle et
autorisation d'une autorité religieuse, en plus du contrôle sanitaire de la puissance publique : il y a donc autorité partagée de l'État avec une instance religieuse, comme pour la « finance islamique ». S'il en est de même pour l'abattage rituel ou la production de vins et autres produits conformes à la religion juive, dite « cacherout », le financement de celui-ci ne passe nullement par un organisme d'État, il est acquis de gré à gré dans le secteur privé.
La restauration « Quick halal » paye en réalité une dîme religieuse par rétribution du « sacrificateur » qui abat l'animal selon le rite, dont le revenu va pour large part à la mosquée dont il dépend. Trois établissements sont autorisés en France par le ministère de l'alimentation, de l’agriculture et de la pêche : la Grande mosquée de Paris, la Grande mosquée de Lyon, et la mosquée d'Évry Courcouronnes qui délivrent les permis d'abattage. C'est ainsi par exemple que la mosquée d'Évry a agréé en 2010, 140 sacrificateurs et touché ainsi une dîme religieuse.

Par ailleurs, le prix de la viande halal, tout comme celui de la viande cacher est aggravé d'un pourcentage qui va directement à l'institution religieuse. Le coordinateur social et éducatif de la mosquée d'Évry ne cache du reste pas que cet impôt religieux sert à payer les charges de sa mosquée : les salaires, le chauffage, l'eau...
Contrairement à certains cantons suisses ou aux Länder allemands qui prélèvent directement auprès de tous les assujettis un « impôt religieux » volontaire, rétrocédé aux différents cultes reconnus, la laïcité française l'interdit au nom de l'égalité entre croyants et non-croyants et au nom de la séparation entre l'État et les religions, pas plus du reste que l'État français ne prélève une T.V.A. spécifique pour les produits
bio.
Il faut ajouter que l'organisme indépendant de certification et de contrôle des produits halal (A.V.S.) regrette de n'avoir pas la maitrise exclusive sur l'ensemble du territoire des produits commercialisés sous le label halal : ceci ouvre une autre polémique de la part de tenants de l'application stricte de la Charia, ou d'autres tendances religieuses qui dénoncent la « contamination des viandes » avec d'autre produits non agréés, comme la bière ou des pâtisseries d'origine animale. L'État et ses institutions ne peuvent prendre partie.

Enfin, il est inadmissible qu'un organisme public comme la Caisse des dépôts puisse encourager une pratique religieuse qui est source d'un communautarisme étranger à la tradition française d'intégration, mais fréquent dans certains pays anglo-saxons.

Pour l'Observatoire International de la Laïcité : Jean-Michel QUILLARDET
(président) ; Fabien TAIEB ; Gérard FELLOUS ; Patrick-Eric LALMY

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3 septembre 2010,


L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires :


- rappelle que la laïcité n’est aucunement une atteinte à la liberté d’expression et que dans ces conditions, les positions prises ces jours derniers quant à la politique sécuritaire du gouvernement, par l’Eglise catholique sont tout à fait légitimes ;

- par contre dénonce, au moment où le ministre de l’Intérieur reçoit le Président de la Conférence épiscopale en suite de ses déclarations, à nouveau le caractère privilégié que le gouvernement accorde aux relations avec les autorités religieuses ;

- s’étonne en effet que le ministre de l’Intérieur n’ait pas aussi reçu, ensuite de leur indignation, le Président de la Ligue des Droits de l’Homme, les représentants de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, le Grand Orient de France, etc. ;

- marquant ainsi l’indifférence dont sont l’objet tous ceux qui militent pour les libertés individuelles, collectives et les Droits de l’Homme en ne se fondant pas sur une conception métaphysique de la société ;

- s’indigne que non seulement le Président de la conférence épiscopale soit reçu par le ministre de l’intérieur mais qu’il le sera également dans les prochains jours par le Président de la République ;

- affirme que la laïcité c’est la reconnaissance par l’État de toutes les sensibilités qu’elles soient spirituelles ou non et qu’en l’espèce seule a été à nouveau préférée la sensibilité religieuse.

En cela, l’attitude des pouvoirs publics constitue une atteinte aux principes de laïcité républicaine.

Jean Michel QUILLARDET,
Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires.

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23 juillet 2010,


L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires a pris connaissance de la décision du Conseil d’État rejetant les recours des associations de défense de la laïcité à l’encontre du décret ayant entériné l’accord du 18 décembre 2008 signé entre le ministre des Affaires étrangères français et les représentants du Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires.

Si naturellement l’Observatoire aurait préféré l’annulation pure et simple de ces accords, il n’en reste pas moins vrai que le Conseil d’État a encadré très strictement leur application.

Le Conseil d’État a d’abord confirmé le monopole de la délivrance des diplômes nationaux par l’université publique.

Par ailleurs, dans le cas des établissements étrangers sous l’autorité du Vatican, le Conseil d’État a fermement précisé qu’il n’y aurait pas automaticité de reconnaissance desdits diplômes : chaque université publique, de manière indépendante, devant juger si le diplôme d’un établissement catholique agréé par le Saint-Siège correspond au niveau universitaire requis.

Le Conseil d’État par conséquent encadre de manière contraignante l’application des accords du ministère des Affaires étrangères avec le Vatican.

La démarche des associations de défense de la laïcité n’a pas été vaine et nous pouvons nous en féliciter.


L’OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DE LA LAÏCITÉ CONTRE LES DÉRIVES COMMUNAUTAIRES.

Son Président,

Jean-Michel Quillardet

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7 juillet 2010, courrier envoyé en RAR au maire d'Herblay

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5 juillet  2010

Laurence Marchand-Taillade s'étonne que le maire d'Herblay n'ait pas répondu à sa demande de participer au salon des associations et qu'il n'ai pas intégré l'Observatoire de la Laïcité au guide des associations édité annuellement et distribué à tous les Herblaysiens.


L'observatoire de la laïcité du Val d'Oise est pourtant implanté à Herblay.


Laurence Marchand-Taillade rappelle d'ailleurs que le maire d'Herblay avait déjà refusé de prêter une salle à l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise le 12 mars 2010.


Les obstacles répétés que le maire d'Herblay pose à l'action de l'observatoire de la laïcité posent question quant à son attachement aux valeurs républicaines.


Mme Marchand-Taillade adressera dès demain un recours gracieux à M. le Maire pour qu'il accorde un stand à l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise au salon des associations de la ville d'Herblay, du 5 septembre prochain, et qu'il intègre l'observatoire de la laïcité au guide des associations, conformément aux règles communément appliquées à l'ensemble des associations herblaisiennes.



Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                  Pascal-Eric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                           Vice-président
Observatoire de la Laïcité Val d'Oise                                                                                                                             Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise
contact@observatoirelaicite95.org                                                                                                                                 Observatoire Internationale de la Laïcité et de lutte
www.observatoirelaicite95.org                                                                                                                                        contre les dérives communautaires
06 62 23 48 33


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10 juin 2010 : reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs protestants 


La reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs protestants annoncée par le président de la République, le 27 mai dernier, à l’occasion de l'inauguration du fonds Paul Ricoeur, porte une nouvelle fois atteinte à la laïcité.

L'article L 141-6 du code de l'éducation ne dispose-t-il pas que « le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » ?

La laïcité n'est pas un postulat antireligieux mais un principe universel protecteur et dynamique, qui permet aux citoyens de bénéficier d'institutions républicaines protégées contre les excès ou les fondamentalismes, notamment religieux. C'est une garantie du plein exercice de la tolérance et du respect des pratiques religieuses.

Nous estimons que l'intervention de Nicolas Sarkozy en faveur de la reconnaissance de diplômes délivrés par les établissements d'enseignements supérieurs religieux remet en cause l'indépendance de l'enseignement supérieur, l'objectivité des savoirs enseignés et le principe de laïcité. En réaction à ces propos tenus à l'Institut protestant de théologie de Paris, défendons l'édification d'une charte de la laïcité dans l'enseignement supérieur !


Pascal-Eric LALMY
vice-président de l'observatoire international de la laïcité
conseiller municipal d'Osny
et
Laurence MARCHAND-TAILLADE
présidente de l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise

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9 juin 2010 : Communiqué sur la nécessité de veiller à l’application des principes républicains :

L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires n’a jamais considéré la laïcité comme une entrave à l’exercice de la liberté religieuse. Il a toujours rappelé que la laïcité n’était pas la sécularisation de la société, c'est-à-dire la négation du fait religieux dans l’histoire ou la culture d’un pays.

Il a toujours affirmé que la laïcité c’était la séparation des églises et de l’État, la reconnaissance de toutes les conceptions philosophiques de la connaissance de l’homme et du monde, la conception religieuse n’étant pas supérieure et ne devant pas être privilégiée aux conceptions agnostiques, matérialistes ou athées…

Par contre il ne peut rester indifférent à une emprise de plus en plus prégnante de la culture religieuse dans l’espace public.

À ce titre, citons quelques exemples récents :

1) Ainsi, le président de la République française a-t-il promis la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement supérieur protestant comme cela est le cas actuellement pour ceux de l’enseignement supérieur catholique. Mais il a surtout considéré que les religions étaient « dépositaires d’une partie essentielle de la sagesse humaine » face à la crise économique actuelle, rappelant l’esprit même du discours du Latran de 2008, si contesté.

2) De même, il est actuellement négocié avec l’État la cession d’importants terrains, notamment à Bercy, pour l’édification d’une église orthodoxe russe et ce par accord pris entre le gouvernement français et le gouvernement russe.

3) Le gouvernement algérien déclare envoyer en France cinquante-deux imams pour des missions d’orientation d’éducation et de culture au profit de la communauté musulmane, annonce faîte par le ministre algérien des affaires religieuses. Celui-ci a clamé : « vous vous devez d’être les dignes représentants de votre pays et de votre religion… ».

Le culte musulman doit s’exprimer librement dans notre pays, mais le fait qu’un gouvernement étranger, en l’espèce le gouvernement algérien, tente d’assurer la formation religieuse de la communauté musulmane de France est évidemment très inquiétant. En France, on est un citoyen avant d’être un musulman, un juif, un catholique, un protestant…

4) L’Aumônier musulman de la gendarmerie française a participé au rassemblement annuel de l’UOIF, tendance radicale de l’islam, et a donné un interview à un site islamiste également radical où l’on peut lire de la publicité pour un livre prônant l’interdiction de l’homosexualité et la mise à mort des apostats, sans que le ministère de la défense n’ait semble-t-il réagi.

5) Le ministère de l’intérieur a conféré le statut d’utilité publique à la Fondation pour l’École le 18 mars dernier. Ce statut permet de défiscaliser à hauteur de 75%, pour les assujettis à l’ISF, des dons à cette Fondation. L’objet social de cette fondation est de favoriser la création des écoles privées hors contrat !

L’Observatoire International de la Laïcité, face à ces situations diverses mais alarmantes, entend rappeler que le principe de laïcité, c’est :

- L’incompétence des religions à s’immiscer dans les affaires de l’État ;

- Mais aussi l’incompétence de l’État à s’occuper des affaires religieuses ;

- La séparation stricte entre le privé et le public ;

- La neutralité de l’État.

Il dénonce une tendance de plus en plus lourde à une confusion conceptuelle volontairement entretenue et l’envahissement dans la sphère publique de l’affirmation identitaire, souvent avec l’accord ou l’encouragement des pouvoirs publics.

Il appelle les élus politiques de tout bord à réagir et à veiller ferment à l’application des principes républicains.

Fait à Paris,

Le 9 juin 2010

L’Observatoire International de la Laïcité

Présidé par Jean Michel QUILLARDET

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8 juin 2010 : L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires entend apporter
tout son soutien à l’association BABY LOUP suite à une délibération en date du 1er mars
2010 de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).


BABY LOUP est une association qui oeuvre depuis une vingtaine d’années en direction des familles et en particulier des femmes défavorisées et non diplômées, exclues du marché du travail et pénalisées par le manque de structures d’accueil pour leurs enfants.

Une salariée, directrice adjointe de la crèche et de la halte garderie s’est vue reprochée par la direction de l’association de porter le voile dans l’exercice de ses fonctions et il lui a été demandé à plusieurs reprises de devoir respecter l’article 5 du règlement intérieur de l’association qui stipule :

« Dans l’exercice de son travail, le personnel doit respecter et garder la neutralité d’opinion politique et confessionnelle en regard du public accueilli tel comme mentionné dans les statuts… ».

Ne pouvant obtenir le retrait du voile islamique de cette salariée, il a été procédé à son licenciement. La Haute Autorité saisie a considéré que ce licenciement était de nature discriminatoire, au motif qu’il s’agit d’une association de droit privé qui, n’étant dotée d’aucune délégation de service public, ne peut opposer le principe de laïcité et de neutralité. La Haute Autorité estime par ailleurs que le règlement intérieur ne peut prévoir une interdiction générale et absolue à la liberté religieuse se fondant au regard de l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Cette décision est grave. Elle remet en cause le fondement même du principe de la laïcité en faisant primer la liberté religieuse avant les principes de liberté de conscience et de neutralité. Cette délibération est, certes, circonscrite à une association de droit privé. Mais dés lors que le contrat associatif disposait clairement que les membres du personnel avait à  respecter strictement la neutralité politique, philosophique et religieuse, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l’Egalité ne pouvait en aucun cas prendre une telle décision qui légitime la réaffirmation des identités communautaristes et des signes ostentatoires de nature religieuse incompatibles avec les règles de la République. L’Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires dénonce cette délibération de la HALDE. Par contre, il se réjouit des déclarations de la nouvelle présidente de la Haute Autorité, récemment nommée, Jeannette Bougrab, qui, dans une interview de presse récente, a ellemême contesté ladite délibération.

Fait à Paris,

Le 8 juin 2010

L’Observatoire International de la Laïcité

Présidé par Jean Michel QUILLARDET

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6 mai 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise se prononce pour le vote d’une loi interdisant totalement le port du voile intégral dans l’espace public.


L’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise est opposé au port dans l'espace public du voile intégral ou de toute tenue ou accessoire destiné à dissimuler son visage au regard d'autrui.
L’Observatoire de la Laïcité départemental considère la République non seulement comme un ensemble de règles régissant le pouvoir et son exercice, mais surtout comme un ensemble de valeurs humanistes orientant la vie en société. Valeurs et principes fondamentaux qui ont nom laïcité, dignité de la personne humaine, égalité des sexes et fraternité.

Le principe de laïcité invite les confessions à s’exprimer dans la sphère privée plutôt que dans l’espace public, qui doit rester un espace de neutralité. Le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine nous paraît essentiel car le port de la burqa, souvent imposé, apparaît comme un symbole de soumission de la femme. Le principe d’égalité des hommes et des femmes, garantit à celles-ci des droits égaux. Le principe de fraternité, car le refus de présenter son visage est un refus d’entrer en relation avec autrui et étant incompatible avec la volonté de vivre ensemble qui est l’essence de la République.

Au regard de ces principes essentiels, figurant dans le bloc de constitutionnalité et dans nos engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme, le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l'espace public ne peut être admis.

Ainsi, L’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise se prononce pour le vote d’une loi interdisant totalement le port du voile intégral dans l’espace public.

Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                                    Pascal-Éric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                                             Vice-président

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1er avril 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise dit non au tout Hallal chez Quick


Communiqué de presse

Le débat posé par une entreprise qui a décidé de ne servir que des plats Hallal pour augmenter ses marges, induit tout sauf une polémique stérile.

Nous sommes bien face à une démarche qui nuit de façon délibérée à la tradition républicaine laïque.

Un rappel : la Laïcité permet, par la neutralité de l’espace public en ce qui concerne les croyances, le bien vivre ensemble. Par là même, lorsqu’une personne fait le choix d'inscrire sa façon de se nourrir, ou de se vêtir, ou de se comporter avec d'autres personnes en fonction de dogmes édictés il y a plusieurs siècles, ce n’est acceptable que tant que la liberté d’autrui de ne pas se plier à ces dogmes est elle aussi respectée.


Les plats servis traditionnellement par Quick étaient, majoritairement, à base de viande de bœuf conventionnel et de porc. D’autres recettes, à base de poulet ou de poisson étaient proposées, permettant à ceux qui, par choix personnel, ne souhaitaient pas manger de porc ou de bœuf de se restaurer tout de même. Aussi, quand Quick ne sert plus de viande saignante et de porc dans certains de ses restaurant", cette entreprise impose au plus grand nombre les choix religieux de certains de ses clients.

Chacun peut, par choix, décider de manger dans un restaurant de culture et de religion différente et sait ce qu’il va y trouver. Ce qui est contestable ici c’est que, par stratégie marketing, la chaînes de restaurants –dont la caisse des dépôts et consignations françaises est l’actionnaire majoritaire – décide de changer les plats habituellement servis pour les remplacer afin de s’adresser prioritairement à une clientèle communautaire, et cela dans certains quartier uniquement. On privilégie ici les identités particulières et, ce faisant, on en fait la norme et on entérine par ces pratiques la ghettoïsation, la mise à l’écart, d’une partie entière de la population.


"Vivre ensemble dans le respect mutuel en permettant à chacun de vivre ses choix" doit être LE mot d'ordre sociétal de notre pays. Personne ne doit être enfermé, a priori, dans un carcan culturello-sociétal par qui que ce soit, sa famille, un clergé, ou l’industrie. Chacun doit pouvoir quitter le cadre culturello-sociétal dans lequel on l'a élevé, et l'État doit être garant de l'exercice de ce droit.

Or, s’agissant de la viande hallal, la règlementation européenne autorise des dérogations à l’obligation d'étourdissement de l'animal avant son abattage pour obéir aux rites juifs et musulmans. Ceux-ci stipulent en effet que l'animal ne peut être blessé et donc étourdi avant d'être égorgé. Autre obligation : cet abattage doit être accompli par un sacrificateur agréé pour que la viande soit halal. Mais d’après certaines études : 28% des bovins, 43% des veaux et 62% des ovins et caprins seraient occis selon un rite religieux. Des proportions bien supérieures aux consommations des Juifs et Musulmans. Ce qui signifie que l’exception est pour une large part devenue la règle, dans des proportions qui dépassent largement la consommation de viande hallal ou kasher par les pratiquants. Cette situation pose vraiment la question des conséquences à attendre de ces nouvelles exigences communautaristes pour la société dans son ensemble. Certaines entreprises vont-elles se plier à toutes les exigences communautaristes pour conquérir des marchés : ne recruter que des serveurs de certaines religions pour ne pas souiller la nourriture ? Faire voiler le personnel féminin dans les restaurants Hallal ? Diviser les espaces d’accueil du public en deux, une salle pour les hommes et une salle pour les femmes?

Il en va de notre projet républicain, nos élus ne peuvent pas rester silencieux face à ces pratiques qui remettent en cause la communauté citoyenne.


Cordialement,

Laurence MARCHAND-TAILLADE                                                                                                                                                    Pascal-Éric LALMY
Présidente                                                                                                                                                                                             Vice-président

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25 mars 2010 : Le 10 mars 2010, la 8ème Chambre du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donnait lecture de sa décision suite à l’audience publique du 2 février de la même année et a annulé la délibération du conseil municipal de l'agglomération de Cergy en date du 29/09/2005*, allant dans le sens de l’article 2 de la loi de 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

Ainsi, nous pouvons à titre indicatif dire que les baux emphytéotiques semblent davantage adaptés à des bailleurs sociaux ou à des constructions de logements d’accès à la propriété et qu'octroyer ce type de bail à un culte quel qu’il soit s’assimile à du financement indirect.

De même nous dénonçons le décloisonnement des associations culturelles (type 1901) et des associations religieuses (type 1905) pour permettre le financement du religieux via le culturel sur fonds publics.

On ne peut cautionner ce type de démarche, quand on sait qu'il s'ouvre en moyenne un lieu de prière ou de culte par jour en France (sans subvention de l'État) et que l'État et les collectivités territoriales manquent par contre cruellement d'argent pour le culturel et le social.

L'observatoire de la Laïcité ne remet pas en question la liberté de pensée et ne s'inscrit pas dans un combat anti-religieux mais souhaite plutôt défendre la Laïcité, comme fondements de la République et du vivre ensemble, dans un contexte où les déclarations ambiguës du chef de l'État de ces derniers mois, poussent à craindre une remise en question, de plus en plus fréquente du principe Laïque.

Nous encourageons donc les maires de notre département à trouver des solutions pour que la liberté de culte soit effective, tout en respectant la loi. Nous nous tenons d'ailleurs à leur disposition pour les conseiller et les aider dans cette démarche.

Laurence MARCHAND-TAILLADE, Présidente


*29 septembre 2005 , le conseil municipal de Cergy vote à l’unanimité (44 pour) la délibération suivante :

Objet : BAIL EMPHYTEOTIQUE ADMINISTRATIF AU BENEFICE DE LA FEDERATION MUSULMANE DE CERGY


Le Conseil Municipal


Vu la loi n°82.213 du 2 mars 1982, relative aux droits et liberté des Communes

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment les articles L 1311-9 et suivants,

Vu le Code rural,

Vu le Code de l’urbanisme

Vu les délibérations du Conseil municipal n°40 du 30 juin 2005, n°13 du 27 juin


Considérant qu’il convient de permettre aux Cergyssois de confession musulmane de disposer d’un lieu de culte leur permettant d’exercer librement et dignement leur croyance


Considérant qu’il convient de consentir à la Fédération Musulmane de Cergy un bail emphytéotique sur la parcelle située à l’angle de l’Avenue du Hazay et du Mail du Point du Jour d’une surface de 2350 m² cadastrée DW numéro 343,


Considérant l’avis de la Commission municipale de réflexion sur un lieu de culte musulman,


Délibère à l’unanimité

(Pour : 44)


ACCEPTE de consentir à la fédération Musulmande de Cergy un bail emphytéotique sur la parcelle située à l’angle de l’Avenue du Hazay et du Mail du Point du Jour d’une surface de 2350 m² cadastrée DW numéro 343 en vue de la construction d’un lieu de culte moyennant le versement d’un loyer de base 657,88€/an tenant compte de la valeur vénale du terrain

APPROUVE le bail emphytéotique à intervenir avec Fédération Musulmane de Cergy en vue de la construction d’un lieu de culte.

AUTORISE M. le Maire à signer ledit bail.

DIT que les crédits correspondants seront inscrits au budget communal.

Le Maire

Dominique LEFEBVRE


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13 mars 2010 : Le lancement de l'observatoire de la laïcité à Eragny sur Oise a été un franc succès.

C'est plus d'une cinquantaine de personnes qui sont venues découvrir une exposition sur la laïcité et écouter la conférence donnée par M. Jean-Michel QUILLARDET et animée par Pascal-Eric LALMY.

Mme Dominique GILLOT maire d'ERAGNY-SUR-OISE et ancienne ministre, qui est passée saluer l'observatoire de la laïcité a été chaleureusement accueillie et remerciée pour l'aide qu'elle nous a apportée. Elle a rappelé l'importance de cette valeur républicaine pour le vivre-ensemble dans les communes.

Laurence Marchand-Taillade a présenté le programme d'action de l'observatoire pour 2010. Trois conférences sont prévues, un prix de la laïcité sera remis en décembre à la commune qui aura pris une initiative particulière en faveur de la laïcité et un livret de la laïcité pour expliquer cette grande valeur républicaine aux collégiens et les lycéens.

Cette soirée s'est tenue en présence de M. André Petit, maire honoraire d'Eaubonne et ancien député qui a accepté de parrainer l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise et d'Elisabeth Boyer, conseillère régionale PRG d'Ile-de-France.


En pièce jointe, quelques photographies qui vous permettront de vous faire une idée de cette belle soirée qui s'est terminée vers minuit par un pot de l'amitié et de nombreuses adhésions.

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10 mars 2010 : Lancement de l'observatoire


Madame Laurence MARCHAND-TAILLADE

Président de l’observatoire de la Laïcité Val d’Oise

&

Monsieur Pascal Eric LALMY

Vice président

 

 

Ont l’honneur de vous convier à la présentation du programme 2010 de

L’observatoire de la laïcité du Val d’Oise

 

 

En présence de

Monsieur Jean-Michel QUILLARDET

Président de l’observatoire International de la Laïcité

&

Madame Dominique GILLOT

Maire d’Eragny sur Oise et ancien ministre

 

 

Le vendredi 12 mars 2010 à 20h30

Salle des Calandres

Rue de la Papeterie à Eragny


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9 mars 2010 : L'observatoire de la Laïcité du Val d'Oise privé de salle


Le maire UMP de la ville d'Herblay Mr Patrick BARBE, oppose une fin de non recevoir à la demande de l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise, antenne départementale de l'Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires.

En effet , L'observatoire départemental dont le siège social se situe à HERBLAY et dont la Président Laurence Marchand Taillade qui réside depuis toujours sur la ville avait demandé auprès des services communaux une salle à l'école Jean Jaurès pour le lancement officiel de l'association. Cette salle était libre et un accord oral avait été donné par les services. Le Maire D'Herblay de manière déloyale, a attendu la dernière semaine et que la communication et les invitations ait été lancées pour refuser la demande et proposer une salle pouvant accueillir maximum 15 personnes à un evenement qui en attend 80.

Le Maire d'Herblay par cette posture injuste exprime son aversion pour la Laïcité et la démocratie. Nous en prenons acte.

Devant un tel comportement, qui nuit aux intérêts de tous et que nous ne pouvons que condamner, nous avons décidé de donner cette conférence dans une autre commune. Le lieu vous sera indiqué ultérieurement.